Les grossesses en milieu scolaire

En dépit des nombreuses initiatives et stratégies mises en place par les autorités ivoiriennes depuis plusieurs années, la recette miracle pour mettre fin aux grossesses en milieu scolaire, dont 5.992 cas ont été enregistrés au cours de l’année 2014-2015, se fait toujours attendre.
Malgré tous les efforts de notre gouvernement, aucun changement convaincant n’est observé en Côte d’Ivoire. Est-ce les effets irréversibles de la boite de pandore qui pèsent toujours sur notre pays ? Utilise-t-on les mauvaises manières ? doit-on utiliser des méthodes plus sévères comme l’exclusion des élèves en grossesse et les auteurs de ses grosses ? doit -on rester à attendre et à prier que Dieu change le cours des choses ? c’est autant de questions auxquelles l’on a du mal à répondre.Peu importe la réponse que chacun donnera, il est impératif de trouver la bonne combinaison.

Si l’on est incapable de régler ce problème de grossesse en milieu scolaire qui persiste aujourd’hui , il serait peine perdue de vouloir parler de panification familiale dans 10 à 20 ans vu que les adultes de demain, ceux-là même à qui devront être destinées les méthodes de planning familial se faisaient mettre enceinte dès le bas âge (lycéens /collégiens). Or sans planification il serait impossible de d’atteindre ce dividende démographique auquel la Cote d’Ivoire aspire tant. D’ où l’urgence d’agir dans cette optique.

Nombreuses sont les activités gouvernementales qui ont été mises en place pour éradiquer ce fléau :
On peut citer entre autres

-la campagne de Lutte contre les grossesses en milieu scolaire appelé “Zéro grossesse en Milieu scolaire’’ depuis 2012

Aucours de cette campagne, plusieurs séances d’échanges en ateliers ont permis aux professionnels réunis au chevet de l’école malade de ses grossesses, de dégager des objectifs clairs et réalistes.
Il s’agissait de contribuer à l’amélioration de la qualité de l’éducation à travers le renforcement de l’intégration des questions de population, en y incluant la santé sexuelle et de reproduction.
De façon plus spécifique, il était question d’ élaborer une stratégie participative de promotion de l’éducation sexuelle et de reproduction reposant sur la pleine implication des clubs et associations scolaires et l’éducation sexuelle des jeunes par leurs pairs, pour la réduction des grossesses précoces et non désirées des adolescentes et des jeunes en milieu scolaire.

Pour ne citer que celle-ci il resort que les grossesses en milieu scolaire demeure et gagne du terrain avec le nombre de grossesses en milieu scolaire qui passes d’environ 3000 cas à 4000 cas durant les années scolaires de 2015-2016 a 2016-2017.

Face à tous ces efforts qui ont portés très peu de fruits, il serait mieux de jeter le regard vers d’autres méthodes que nous avons contournés depuis la naissance de ce phénomène. Il s’agit de mettre au-devant de la scène les élèves eux même en les responsabilisant. Cette méthode consistera à proposer la planification familiale proprement dite aux élèves. En effet les élèves ont tendance à vouloir de nos jours se comporter comme les adultes. Ils sont en couple pour la plupart entre eux camarades d’école. Face ce constat, les parents et les l’Etat, alarmés, imposent des normes à ces élèves qui loin de se soumettre s’y opposent et préfèrent s’imposer. Au lieu de persister avec ses méthodes qui ne marchent pas, les autorités et parents d’élèves devraient accepter que les élèves aient des petits amis et des relations sexuelles. Suite à cela l’on devrait les accompagner avec la planification familiale, c’est-à-dire mettre au-devant ces couples d’élèves l’ensemble des moyens permettant aux couples d’avoir des enfants en temps voulu, en nombre voulu tout en espaçant d’au-moins deux ans. C’est sans oublier de leur faire savoir le bien fondé de ne pas avoir des enfants a bas âge. Faudrait-il leur montrer à quel point avoir un enfant maintenant pourrait agir négativement sur l’avenir de leur relation amoureuse et surtout sur l’espoir aye leurs parents ont placé en eux. Ainsi on luttera efficacement non seulement cotre ce phénomène grandissant de grossesses à l’école mais on évitera plusieurs fléaux à la fois, à savoir
Les conflits parents-enfants adolescents, les avortements clandestins ($*=), la délinquance juvénile, nous tendrons vers le dividende démographique et surtout nous transformeront ces élèves ignorants en des jeunes responsables.

‘’’Planifions aujourd’hui pour mieux vivre demain’’

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